21 novembre 2016

Laetitia Arnaud

Laetitia fait ses premiers pas en studio de danse dès l’âge de 4 ans à Paris.

En 1991, la famille s’installe en Guadeloupe, terre natale de sa mère. C’est là-bas que Laetitia découvre d’abord la danse jazz, correspondant à son caractère bouillonnant, puis, à l’Académie Internationale de Danse aux Antilles (AIDA), c’est la danse contemporaine qui s’impose à elle. Le loisir devient une évidente révélation de chemin de vie dès l’âge de 15 ans.

De ses origines guadeloupéennes, elle conserve une passion pour les danses traditionnelles comme le gwoka, la biguine, mais surtout la danse d’improvisation qu’est le lewoz : « C’est une pratique qui me parle énormément. Il y a dans le lewoz un retour aux sources, à la nature animale, à l’instinctif, qui pousse le danseur à entrer dans une sorte de transe. Et c’est une chose que l’on retrouve beaucoup dans mon écriture chorégraphique ; cette véhémence, ce travail dans le sol, ces mouvements rapides et investis dans le corps. »

Après ses études secondaires, elle entre au centre de formation professionnelle Walter Scherer, elle y suit une formation à la scène et obtient en parallèle son examen d’aptitude technique (EAT) en danse jazz.

Par la suite, c’est aux côtés de Darius Grandisson qu’elle découvre le travail d’interprète, celui-ci la formant à la technique Martha Graham. Le mode de répétition, l’apprentissage du danseur et le travail scénique et artistique passionnent la jeune femme. C’est également à cette époque qu’elle se voit « frappée « par la force d’une certaine danse contemporaine, celle de Claude Brumachon dans le spectacle Folie, qui la bouleversera à jamais : « Cette représentation m’a foudroyée sur place. Je ne savais pas qu’on pouvait danser comme ça ! Ça ne s’arrêtait jamais, il y avait cet investissement troublant dans les corps qui m’a totalement happé. Les danseurs se jetaient au sol, étaient couverts de terre, se relevaient et reprenaient leur danse frénétique. C’était dingue pour moi, cette rapidité, cette puissance, cette force, cette consistance. Et à cet instant je me dis : « C’est ça que je veux faire, c’est cette danse-là qui est faite pour moi. Et ça m’a toujours suivi. »

Le désir de quitter la Guadeloupe pour de plus grandes opportunités va la pousser à s’installer en Métropole, d’abord à Grenoble où elle finalisera son Diplôme d’État et où de nouveaux projets lui ouvriront les bras. La scène est l’endroit qui lui permet de sortir d’elle-même, elle se produit donc le plus souvent possible sur de petites productions et reprises de rôles dans plusieurs théâtres en France et plusieurs festivals, travaillant aux côtés de divers chorégraphes (Jean Nanga, Éric Gagneur, Fred Lasserre, Julie Callet-Cie Confidences, Jeremy Silvetti & Yannick Siméon-Cie Apart).

En 2012, Laetitia quitte Grenoble pour Paris afin d’enrichir son univers et son réseau professionnel, et commence à travailler sa propre danse, son mouvement.

En 2018, elle créée sa compagnie et commence l’écriture de sa première création.

Si la danse de Laetitia se définissait en quelques mots, cela serait la véhémence, l’abandon de soi pour parvenir au mouvement instinctif, la tension dans le corps pour aboutir au lâché prise.

Elle créée en 2019 sa première création « Extinction des feux », pièce pour 4 danseurs.

https://www.cielaetitiaarnaud.com